Texte à méditer :  Travailler dur n'a jamais tué personne, mais pourquoi prendre le risque?   Edgar Bergen

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Reprise à la salle BOULET le 15 février.

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L'arc à poulies - 4 - Choix et ajustements

LE CHOIX


Le choix de l'arc compound devra répondre à un nombre d’impératifs en relation avec les disciplines, la forme physique, le niveau technique, la morphologie du tireur, le concept de réduction, la simplicité des éléments de réglages et l’outillage disponible.

Les disciplines vont diriger le choix de l’arc en fonction du maximum de distance de tir que l’on veut obtenir (70 et 90 m en tir FITA, 40 m pour la Chasse, 50 m pour le tir Fédéral et 18 m (ou 25 m) pour le tir en salle). A l’inverse de I’arc classique, la hauteur a peu d’importance, cette longueur est déterminée par les constructeurs comme étant un compromis lié à la relation de puissance des branches et de leur masse. Les constructeurs pensent qu’un arc de 48 pouces (122 cm) est le meilleur compromis pour des puissances standards (50 livres), 46 pouces sont acceptables pour un arc de chasse ou des allonges courtes ou des puissances importantes (50 livres).

Les arcs qui auront le meilleur rendement aux longues distances sont des arcs à branches recourbées avec un rapport allonge / band égal ou supérieur à 3,5, ils ont une longueur de poussée favorisant la stabilité de la flèche en vol et une plus grande souplesse dans la restitution d’énergie lorsque l’allonge correspond au diamètre maximal de poulies. De par leur restitution progressive sur une grande longueur, Ils permettent de tirer des tubes plus souples donc plus légers.

Les arcs qui auront un bon rendement aux courtes distances sont des arcs à restitution très forte et courte, et avec un rapport allonge / band aux alentours de 3 et en dessous. On trouve ce comportement dans les arcs à branches droites très contraintes à petites poulies.

La forme physique
du tireur doit permettre une mise en action de départ de l'arc avec suffisamment d’intensité pour passer le pic sans pour cela être traumatisante pour les articulations de l'épaule d’arc.

Les arcs de puissance acceptable pour du tir autre que de la chasse au gibier vivant se situe entre 40 et 50 livres pour les hommes et entre 30 et 40 livres pour les dames.
Un niveau technique doit être acquit par un apprentissage avec des arcs compound de faible puissance ou avec des arcs classiques sous contrôle de cadres compétents avant de s’aventurer sur des arcs dits de compétitions. Le tir à l’arc est un geste technique qui obéit à des lois de mécanique et de biomécanique, qui, si elles sont éludées peuvent être génératrices de microtraumatismes.

La morphologie de l’archer, et par-là, son allonge, va déterminer le choix d’un développement de poulies permettant une mise en tension complète de l’arc jusqu’à la vallée en tenant compte de la technique de prise de corde, en prise manuelle ou avec décocheur, et des techniques de tir, avec viseur ou en tir instinctif.

Le concept de réduction donne un choix entre des poulies à restitution souple, et des cames à restitution plus nerveuse. Les poulies ont un passage de pic plus long que les cames, ces dernières prenant en charge la réduction plus tôt que les poulies et favorisent les courtes allonges. La réduction peut atteindre jusqu’à 75%.

La simplicité de la conception et des réglages est un gage de fiabilité du matériel et ne demande pas à son utilisateur d’être un ingénieur pour régler et ajuster son matériel. Trop de quincaillerie sur un arc compound n’est pas toujours synonyme de bon rendement et de fiabilité. Beaucoup d’arcs compound sont de beaux exemples de laboratoires dont l’intérêt en vue d’un sport de compétition ou de loisir est contestable.

Si le choix de l’arc compound demande quelques connaissances de fonctionnement, les ajustements et les réglages, vont nécessiter un minimum d’outillage spécialisé pour faciliter les interventions qui pourront être exécutées pour l’ajustement de l’arc. Certains appareils peuvent être personnels et d’autres se trouver dans le club pour un usage collectif compte tenu de leur coût et leur encombrement :

Une fausse corde, pour changer la corde des arcs à câbles secondaires à crochets doubles. C’est une corde de trois à quatre centimètres plus longue que celle de l’arc, qui permet, l’arc en tension sous le pied, de changer la corde d’origine et de décompresser l’arc pour avoir accès aux différents mécanismes.

Pour les arcs dont les câbles secondaires sont remplacés par une corde « fast flight », un outillage individuel est nécessaire.

Pour un usage collectif un banc d’arc compound peut être acheté ou fabriqué, qui permet de faire des interventions en toute sécurité sur l’arc (Figure 31).


Figure 31 (agrandir)

Si pour peser les différentes puissances d’un arc compound (pic, puissance à la vallée), un peson simple est suffisant, par contre pour avoir des références puissances/allonge, il faut monter ce peson sur un banc qui fixe les allonges. (Figure 32)


Figure 32 (agrandir)

Si pour peser un arc on ne dispose pas de peson, on peut utiliser le système du seau lesté, mais par ce procédé on n’obtiendra que la puissance au pic, le jeu de réduction des poulies interdisant la pesée en vallée. Il est possible aussi d’utiliser un pèse personne en fixant sur le plateau un support d’arc qui permettra de mettre en tension l’arc compound ou classique tout en lisant les informations dans la fenêtre. Ne pas oublier de tarer le support et l’arc. (Figure 33)


Figure 33

Le support d’arc est fixé sur le plateau, et le crochetage de mesure d’allonge est enfilé autour du pèse personne. Une telle balance donne une précision de 100 à 300 g près, suivant la qualité du modèle, électronique ou mécanique. Ce système permet d’obtenir une lecture directe du pic et de la vallée.

Un outillage simple à réaliser et qui permet de vérifier facilement la balance des poulies et le tiller des arcs classiques, est un bandoir-tiller, qui remplace l’archer et maintient la ligne d’opposition des forces en fonction des différents points de pression sur le grip. (Figure 34)


Figure 34

Ces outillages rendront de grands services pour les entretiens et des réglages courants, le bandoir-tiller n’est pas dans le commerce, mais il peut être facilement construit et rend de grands services pour régler seul un arc compound ou un arc classique, car il permet à l’archer d’avoir sous les yeux sa propre configuration d’arc à son allonge et avec sa position sur le grip.

Un sertisseur de câble peut être utile, ainsi que des pinces à clip, un pied à coulisse, une queue de rat fine, de la graisse non graphitée, des clés, de la colle, du double adhésif.



LES AJUSTEMENTS


Ils sont en relation avec le choix de l’arc (psycho-sensitif), et vont tourner autour de l’harmonisation du système arc / archer / discipline. Les ajustements sont fonction de la mécanique générale abordée dans le chapitre des généralités, adaptés aux situations particulières d’utilisation d’un arc compound, et avec un ennui de taille, qui est un fonctionnement nonobstant les ajustements et les réglages dont la sanction n’est qu’une perte de rendement et une durabilité moindre du matériel. (fonctionnement en chaîne fermée de forces)

Les ajustements comportent deux grands chapitres :

  • En phase statique : précontrainte des branches et leurs formes. Angles de branches par rapport à l’axe de poignée, les réserves d’enroulement des poulies de compression et de déroulement des poulies de traction, les différent bands, la longueur du pic, la longueur de la réduction et son pourcentage.

  • En phase dynamique : la longueur de la restitution, son intensité liée à la masse de la flèche et à la forme des poulies et les colonnes de poussées canalisant la poussée de flèche et l’énergie résiduelle. La perte d’énergie liée à la masse des branches et des poulies sera considérée comme secondaire parce que non sujette à ajustement.

Pour les ajustements un certain nombre d’outillages sont nécessaires en plus de ceux cités précédemment, et sont simples à fabriquer ou se trouvent dans le commerce.

  • Un réglet acier de 50 cm, un autre de 30 cm.


Figure 35
  • Une équerre pour mesurer les contraintes de branches. (Figure 35)

  • Un rapporteur-équerre, (Figure 36) permet la comparaison des angles par rapport à des axes de référence.


Figure 36

Figure 37
  • Une équerre-tiller qui se place avec le bandoir tiller, perpendiculairement sur une flèche, pour vérifier les perpendicularités des origines des forces de propulsions (poupées ou axes des poulies), par rapport à la direction de propulsion (la flèches). (Figure 37)

  • Un mètre ruban, un stylo feutre effaçable, de l’adhésif double face, des nocks-set, du fil et un métier à corde, un pied à coulisse, une pince à clips.

SYSTEMATIQUE DES AJUSTEMENTS ET DES REGLAGES

VERIFICATION DES MONTAGES D'ORIGINE

Alignement de la corde par rapport à l'axe des branches

  • Cette vérification est nécessaire pour ce rendre compte de la stabilité latérale des montages de branches dans les logements de la poignée.

  • Si les branches sont à bords parallèles, on mesure au pied à coulisse ou avec un réglet, la distance entre l’axe du câble secondaire et le bord de la branche et on reporte cette mesure sur le bas de la branche près de la poignée par une marque au stylo feutre, et ce, sur les deux branches (mesures DCH et DCB – voir Fiche matériel en fin de document)

  • Si les branches sont à bords non parallèles, on trace au stylo feutre l’axe géométrique des branches et on mesure près de la fourche la distance de l’axe de branche au plan du câble secondaire. Cette mesure est ensuite rapportée en bas de la branche correspondante par rapport à l’axe géométrique.

  • La vision de la corde dans le plan de l’arc doit cacher les marques près de la poignée. Si ce n’est pas le cas, c’est que les branches ne sont pas alignées ou qu’elles sont instables latéralement dans leur logement, des cales seront placées afin d’éliminer le jeu latéral et bloquer la corde sur l’axe vrai.

Torsion ou vrillage de poignée

  • L’arc posé sur le banc ou entre deux chaises, on place une flèche à chaque emboîtement de branche contre la poignée et perpendiculairement au plan d’arc et on regarde si les flèches sont parallèles. On refait la même chose avec l’arc en tension avec le bandoir tiller ou une barre bloquée entre le grip et la corde à l’allonge désirée, s’il y a défaut de parallélisme, celui-ci ne devrai pas excéder 1,5 degré en compression sous peine de fatigue des branches liée à la torsion due aux poulies, à l’excentricité du plan vrai de l’arc et à la position de la fenêtre loin de l’axe de l’arc. Cette torsion, si elle existe est fonction des caractéristiques de l’alliage de la poignée. (Figure 38)

Figure 38

Torsion des branches

  • On part du même principe que pour les torsions de poignée avec les flèches contre le logement des branches, et on colle avec un double-adhésif une flèche à chaque fourche, bien perpendiculaire au plan des branches, I’alignement des deux flèches de fourches donne le parallélisme ou non, général. L’alignement d’une flèche de fourche sur la flèche de poignée donne, s’il y a, le défaut de parallélisme sur la branche correspondante, qui est du, soit à une fatigue, soit à une mauvaise répartition des forces de traction et de compression par rapport à la longueur de l’axe de rotation, ce dernier point favorisant la fatigue prématurée des branches. Ce problème peut se résoudre par le déplacement des poulies sur l'axe avec des rondelles de rattrapage de jeu. Soit aussi un positionnement extrême, de l’écarteur de câbles.

Torsion des branches en vallée

  • Le processus est le même que précédemment, mais fait avec l’arc en tension avec la bandoir-tiller.

Parallélisme du plan des poulies.

  • Cette vérification se fait en statiqueet en tension sous bandoir-tiller, il suffit d’appliquer une flèche droite contre la joue des poulies et de vérifier le parallélisme de cette flèche avec la corde, les origines et les rectifications sont les mêmes que pour les torsions des branches avec en plus un positionnement excentré de la zone d’appui sur le grip lorsque cet élément est constaté en position de tir. (Figure 39)

Figure 39

Etat de l'appareillage.

  • Autour du système des poulies et des branches, le bon état des liaisons est un gage de bon fonctionnement et de durabilité :

  • Les câbles qui ont un rôle essentiel, doivent être exempts de toute amorce d’usure et de rupture, surtout au niveau des épissures et des crochets. Ils sont protégés par une gaine qui limite les frottements et l’oxydation, leur vrillage d’origine ne doit pas être contrecarré par un vrillage de corde. Leur positionnement sur les poulies doit éviter les pliures â angles vifs et avoir des rayons de courbure quI leur permettent de conserver une intégrité parfaite (R=5mm.). Il faut vérifier souvent l’état des câbles au niveau du serrage entre le câble primaire et secondaire au centre des poulies ou de I’ergot serti qui est une zone de grande fragilité. Si un câble doit être changé, il ne faut pas hésiter à changer les deux.

  • De part leur masse et de l’évolution divp des matériaux de construction des branches et des poignées, les câbles d’acier sont peu à peu abandonnés au profit pour le moment du fast-flight dont la résistance, la fiabilité, la facilité de mise en oeuvre et la légèreté détrônent l’acier.

  • Les crochets, jonctions entre les câbles primaires et la corde sont les parties sensibles du système, la corde doit avoir des oeillets suffisamment ajustés pour ne pas désaxer la tension sur les câbles.

  • L’état de la visserie et les clips doit être surveillé et les serrages ne doivent pas se faire à la limite de rupture. Toute partie métallique doit être exempte de rouille et entretenue par un graissage adéquat. Les rebords des gorges de poulies ne doivent pas comporter d’entailles, il faut éviter de poser l’arc sur les poulies, surtout que certaines, en matière plastique, peuvent se déformer à la suite de chocs mécaniques ou thermiques et rendre l’arc dangereux.

  • Si les poulies ont du jeu sur leur axe, il faut changer l’ensemble poulies-axes. Les cames de part leur configuration pour réduire l’énergie résiduelle, reçoivent plus de chocs que les poulies circulaires et sont montées sur des paliers ajustés qu’il faut surveiller et entretenir par une lubrification adéquate en évitant des huiles abrasives.

  • Certaines cames comportent des flasques de réglage d’allonge qui doivent être identiquement positionnées et alignées.

  • Les yokes, étriers de renvoi de câbles, sont fragiles du fait du cisaillement transversal des câbles primaires. La longueur du câble qui s’insère sur les axes doit être suffisamment longue et la gorge assez profonde pour éviter la sortie du câble surtout sur la position de réduction de longueur maximale.

Centrage de la zone d'appui.

  • Un arc est fait pour fonctionner avec un archer et vis versa, et cette liaison arc-archer se faisant par le grip et la corde peut amener des variations qui agissent au niveau des poulies quand l’arc est en tension et jusqu’à la sortie de flèche après le déclenchement du tir. Si la zone d’appui n’est pas rigoureusement dans le plan de travail de l’arc, il se forme des couples de torsion de l’ensemble préjudiciable au bon fonctionnement.

  • Les grips sortent d’un moule standardisé et doivent être ajustés à la forme de la main et à la technique individuelle pour que la réaction à la tension de l’arc se fasse dans le plan de travail de ce dernier.

  • Il faut limiter les zones d’amplitude de variations des appuis pour maintenir les géométries hautes, basse et latérale.

  • Il faut éliminer par ponçage les zones à tendances d’appuis latéraux et renforcer en épaisseur la zone centrale de pression sur le grip. (Figures 40 et 41)

Figure 40

Figure 41

Concordance allonge / diamètre, circonférence des poulies ou des cames.

  • Si Ia vérification de l’état du matériel a son importance, il faut y intégrer l’harmonisation des différents éléments qui vont concourir au fonctionnement optimum en réaction avec l’archer.

  • On a vu dans les généralités que le choix de l’arc ne pouvait s’effectuer que sur une mesure précise de I’allonge et que cette allonge est en relation directe avec le diamètre des poulies ou la circonférence des poulies-cames. Le chapitre concerné donne des rapports diamètre / allonge moyenne pour des arcs standards de 48", correspondent à un développement de l’arc en relation avec le diamètre des poulies, la forme et la contrainte des branches et la longueur de l'arc.

  • Pour un diamètre de poulie donné, plus l'arc sera court plus l’allonge possible sera réduite, trois pouces de longueur font varier l’allonge d'environ un demi-pouce.

  • Pour une même allonge, une grande poulie donnera une longueur de réduction plus grande qu'une petite poulie (poulie à allonges variables).

  • Pour une même puissance et une même allonge, les cames auront une montée en puissance plus rapide, un pic plus long et une réduction plus courte pour un même pourcentage de réduction. (Figure 42)

Figure 42
  • La dimension de la vallée donnée par les cames est plus réduite qu’avec les poulies rondes, donnant moIns de sécurité dans le tir, mais une amorce de démarrage du retour plus franc.

  • Pour une même allonge, des petites poulies demanderont une contrainte de branches droites ou récurves plus importante qu’avec des grandes poulies. (Figures 27 et 28)

Figure 27

Figure 28
  • Pour les réglages ultérieurs, il est intéressant de marquer au feutre sur les poulies le point de repérage du pic qui se situe en un point symétriquement opposé à l’axe de rotation par rapport eu centre de la poulie.

  • Avant de procéder à des réglages, il est nécessaire de marquer la position des branches dans leur logement, et dans un premier temps de vérifier leur positionnement identique, même épaisseur de dégagement du talon en haut et en bas. (Figure 43)

Figure 43
  • Il est nécessaire que les longueurs des câbles primaires et secondaires soient identiques avant d'aborder les réglages et que les yokes (étriers) soit réglés dans la même fente.

  • Sur les poulies à allonge réglable, la corde ou les câbles secondaires doivent se trouver dons les gorges correspondant à l’allonge voulue, même gorge en haut et en bas. (Figure 17)

  • Pour les poulies-cames à puissances variables, le réglage haut et bas doit être le même.

  • La longueur de corde ne doit pas permettre un chevauchement des câbles secondaires dans leur gorge et laisser un espace d'environ 5 mm. (Figure 17)

Figure 17
  • Cette mise en harmonie de tous les éléments de l’arc compound va permettre ensuite de démarrer les ajustements à partir d’une situation facilement contrôlable de manière à bien se rendre compte des modifications obtenues lors de l’ajustement d’un seul élément à la fois.

  • Chaque intervention est notée avec ses conséquences, et cette discipline est un gage de compréhension rapide du fonctionnement et des résultats obtenus.

LES ACCESSOIRES


Les viseurs

  • Tous les types de viseurs peuvent se monter, et en fonction de la discipline pratiquée, ils ont leurs particularités.

  • Pour le tir cible-libre, on trouve les viseurs classiques agrémentés de loupes à diffèrentes dioptries pour les tirs aux longues ou aux courtes distances en fonction de l’acuité visuelle de ï archer, ainsi que les visuels classiques quelques fois montés sur un niveau à bulle. Des viseurs à faisceau laser existent sur le marché mais sont interdits dans les disciplines sportives. L’emploi de ces types de viseurs nécessite le montage d une visette sur la corde.

  • Pour le tir chasse Iibre, les archers optent pour des viseurs a visuels fixes en fonction de préréglages par rapport à des distances de références. (Figure 44)

Figure 44
  • De quelque type que ce soit, le viseur doit être bien fixé et se déplacer dans le plan de l’arc pour maintenir un positionnement identique en latéral en fonction des distances. Les éléments de réglages du viseur doivent être fermes pour ne pas bouger sous I’effet des vibrations.

La visette

  • C’est une pièce avec un trou aménagé, qui correspond à l’œilleton du tir aux armes. Elle se place dans la corde et son positionnement dans l’axe est facilité par un élastique accroché à la branche supérieure. (Figure 45)

Figure 45
  • Elle ne doit pas pouvoir se déplacer dans la corde, elle est maintenue en place par des Iigatures soIides.

  • Cet élément de référence peut être couplé avec une nasette et une sucette qui sont des petits cylindres bloqués sur la corde et qui permettent des contacts avec le nez et la bouche. (Figure 46)

Figure 46
  • On trouve maintenant des visettes avec des dioptries permettant d’améliorer la vision blason/viseur, celle ci ne sont généralement pas monter avec un systéme d'élastique.

Les contrôleur d'allonge.

  • Sur un arc compound, il n’est pas souhaitable d’utiliser un cliker classique pour un contrôle éventuel de l'allonge ou en stimulus de déclenchement. Pour pallier cet inconvénient, il est possible d'utiliser la position de blocage des poulies mais avec un rendement médiocre de l'arc.

  • Le meilleur rendement étant obtenu par un déclenchement dans la zone de vaIlée, on peut monter sur Ies câbles des arrêts pour les câbles primaires qui bloquent le déplacement à I'endroit désiré. Chaque arrêt étant bloqué sur un câble, l’autre câble coulissant à l’intérieur. Le positionnement des blocages se fait sur allonge désirée. (Figure 47)

Figure 47
  • Si I’on ne désire pas déclencher le tir sur un blocage, on peut utiliser un système qui s’appuie sur le même processus, à savoir faire des repères à la peinture ou avec des enroulements de fil, lors de le visée lorsque l'on est à l'allonge désirée. (Figure 48)

Figure 48
  • Les contrôles d’allonge sont peu utiliser par les tireurs avertis, par un entraînement répété, la mise en allonge est contrôlée par un ancrage fixe et répétitif avec un repère main de corde sur le visage ou autre de l’archer.

Les aides et les systèmes de déclenchement : palettes, décocheurs (déclencheurs)

  • De par le fait de l'angle relativement fermé de la corde en vallée (environ 90 degrés), la prise de corde classique à trois doigts (dite méditerranéenne) amène une compression des doigts et une mauvaise répartition des crochetages qui influencent les longueurs de bras de leviers que représentent les demi-corde haute et basse avec un confort des plus aléatoire.

  • La meilleure prise de corde sera celle qui réduit à leur strict minimum confortable les surfaces de contacts avec la corde, en fonction des réglementations propres à chaque discipline. L’évolution des réglementations liées aux nouveaux matériels à remis à la mode des systèmes de déclenchements mécaniques qui avaient été éliminées de la liste des équipements autorisés. Ces matériels (décocheur ou déclencheurs mécaniques, pincettes…) sont maintenant autorisés dans les catégories tir libre.

  • Les palettes, gantiers restent les mêmes que pour le tir classique avec une préférence pour des prises à deux doigts si la puissance de l’arc au pic le permet.

  • Le boum du tir à l’arc compound cible et chasse réelle aux USA a permis la modélisation d’une gamme très étendue de déclencheurs mécaniques, dont les concepts découlent d’un meilleur confort de tenue en tension, tout en conservant à l'arc ses capacités de restitution maximale de I’énergie accumulée.

  • Les décocheurs modernes se composent d’un corps pour la tenue et d’une tête qui intègre le système de déclenchement dérivé des queues de détente et des gâchettes des armes à feu, qui permet la libération de le corde préalablement engagée dans un crochet ou une boucle qui bloque le système.

  • Ils peuvent être classés en plusieurs catégories en fonction de la manière dont Ils sont tenus :

    • A la main. (Figure 49)

Figure 49
    • Aux doigts, en T. (Figure 50)

Figure 50
    • Au poignet. (Figure 51)

Figure 51
  • Pour ne pas perturber la tenue de corde, il est nécessaire que la tête et le corps soient articulés.

  • Les systèmes d’accrochage de corde-arc peuvent être : une cordelette, un crochet ou des galets.

  • Les déclencheurs mécaniques modernes comportent un réglage de la sensibilité de déclenchement. Leurs mécanismes étant parfois très sophistiqués, ils demandent une surveillance et un entretien sérieux pour éviter des déclenchements intempestifs et donc dangereux.

  • Les crispations qui peuvent être occasionnées par la tenue et le déclenchement du décocheur doivent être minimisées. Certains constructeurs ont à ce propos modéliser des systèmes de déclencheurs qui sont accrochés au poignet ou au coude, permettent une décontraction importante de la main lors du déclenchement.

  • Un déclencheur simple peut être exécuté avec un anneau de corde qui est bloqué par un nœud coulant au poignet, qui passe entre l’index et le majeur, qui passe devant la corde et est retenu par la flexion du pouce. Le déclenchement est obtenu en relâchant le pouce. Ce système convient très bien en initiation avec des arcs faibles.

Les repose-flèche.

  • De par sa conception, l’arc compound (sauf modèle particulier) a un plan de corde décentré par rapport à l’axe des branches, ce qui nécessite, pour un alignement de la flèche sur le plan de poussée, d’utiliser des repose-flèche spéciaux ou d’adapter un support réglable recevant un repose-flèche classique.

  • Différents types de repose-flèche existent, dont les principaux sont re- présentés ci-dessous qui se rattachent à deux concepts :

  • Système apparenté eux classiques avec un support horizontal et un écarteur vertical. (Figure 52) Ces repose-flèche sont recommandés pour tirer avec une prise de corde classique (doigts), qui amplifie le flambage latéral.

Figure 52 (agrandir)
  • Pour le tir au déclencheur mécanique, minimisant le flambage latéral, il est préféré des repose-flèche du type « Pace-setter ». (Figure 53)

Figure 53
  • L’utilisation des repose-flèche du type « Pace-setter » oblige un ajustement de I’empennage ou à une rotation de l’encoche de manière à positionner la plume coq dans le plan de la corde. (Figure 54)

Figure 54
  • Certains archers optent même pour un empennage à deux plumes à l’horizontale.

  • Le montage des repose-flèche doit être très rigoureux pour éviter des déplacements intempestifs dus aux vibrations, on peut même ajouter sur la face de contact avec I’arc un double adhésif en plus du serrage du boulon ou de I’écarteur à ressort réglable.

  • D’autres modèles existent en plus de ceux représentés ci-dessus. Mais il se rattache à I’un ou l’autre type.

L'overdraw

  • C’est un montage mécanique servant à ramener les points d’appui de la flèche vers l’archer de manière à réduire la longueur de flèche et gagner ainsi en rendement par allégement du projectile et un rapport de poussée meilleur. (Chapitre rendement.)

  • Deux systèmes existent, l’un par déplacement du bloc repose flèche écarteur permettant d’utiliser un arc de longueur standard, l'autre, peu courant, avançant le grip et permettant l’utilisation d’arcs très courts.

  • Qu'ils soient d’origine ou rajoutés, il est absolument nécessaire qu’une protection existe entre la flèche et la main de l'archer afin d'éviter un possible accident du à une chute de le flèche du repose-flèche par rupture ou par le vent, pouvant amener des blessures très graves en fonction des pointes employées.

L'ecarteur de câbles

  • Comme son nom l’indique, l’écarteur de câbles permet de dégager ces derniers du pIan de la corde pour laisser passer sans la gêner, la flèche lors de la propulsion. (Figure 55)

Figure 55
  • Les câbles agissent en frottement sur I’écarteur, il est nécessaire de faciliter leur glissement l’un contre l’autre et contre l’écarteur par l’adjonction d'une pièce limitant les frictions. (Figure 56)

Figure 56
  • L’écarteur peut être placé seul ou par paire à l’intérieur de I’arc avec des vis de blocage, sa tenue à la flexion doit être importante pour ne pas fléchir sous la poussée des câbles.

  • Sa mise en place et son ajustement (voir chapitre réglages), répond à des considérations mécaniques liées à l’action des poulies, à la résistance à la torsion des branches et au montage des flèches.

Les carquois

  • Notre propos dans ce document n'est pas de traiter la valeur des carquois classiques de dos ou de ceinture, mais de ceux qui se placent sur le côté de l’arc et qui peuvent de par leur masse et leur montage modifier d'une manière sensible le rendement de l'arc par déstabilisation.

  • Plus qu'un long discours la Figure 57 montre le déséquilibre, compensé ou non, occasionnée par un carquois d'arc.

Figure 57
  • Si ce déséquilibre n'est pas compensé, il va entraîner des réactions musculaires au niveau du grip et des points de pressions qui peuvent amener des variations dans la restitution de l’énergie.

  • Il existe aussi des carquois qui se fixent en force sur la base des branches et qui par leur masse rajoutée réduisent le rendement de l’arc en plus du déséquilibre occasionné.

  • Ce propos sur l’équilibrage de l’arc sera traité dans un chapitre suivant.


AJUSTEMENTS ET REGLAGE MECANIQUES


Nous avons vu dans le fonctionnement que l’optimisation du rendement d’un arc compound est liée en priorité à des situations d’équilibre de forces (vecteurs, angles, plans). Le rôle de l’archer, contrairement à l’utilisateur d’un arc classique, est d’utiliser un matériel qui soit en développement à un centimétre près à l’allonge correcte, sinon le déclenchement du tir ne se fera pas dans la zone prévue à cet effet. La marche de manœuvre, étant très restreinte, il est impératif lors du choix d’un arc compound d’avoir des connaissances d fonctionnement afin de ne pas se retrouver avec un arc dont le seul intérêt serait de meubler un dessus de cheminée.

Compte tenu de ce préambule, on peut mettre en place deux niveaux d’interventions qui peuvent correspondre à des comportements techniques corrects ou très bons.

Balance des poulies (tillerage). Réglage de la puissance

  • Faisant suite aux vérifications des montages et à une identité de base des demi-arc haut et bas, les réglages vont permettre d ajuster en fonction de la technique et des accessoires (déclencheur mécanique ou palette) les forces développées dans les deux demi-arc. Un détallonage moyen entre 6 et 9 mm est placé sur la corde, ainsi qu’un placement correct du repose-flèche. Sur la ligne de marquage du point de repérage du pic (voir chapitre vérification : concordance) est collée au double adhésif une allumette ou une bande de papier.

  • L’arc étant mis en tension, l’objectif sera de maintenir durant le déroulement de la poulie de traction une même angulation de l’allumette par rapport à l’axe des branches en jouant sur la force d’une branche par rapport à l’autre. (Figure 58) Pour réduire ou augmenter la rotation d’une poulie, il faut jouer sur la branche opposée. Pour ce test, il faut être deux ou bien utiliser le bandoir tiller.

Figure 58 (agrandir)
  • L'ajustement de la balance des poulies étant obtenu, il est nécessaire de peser l'arc et de, pour apprécier un éventuel changement de puissance occasionné par la mise en balance des poulies, et ramener la puissance à la force voulue en jouant d’une manière identique sur les vis de réglage de puissance des branches de manière à conserver Ia balance. (Figure 43)

Figure 43
  • Le fait de modifier la puissance, va amener des modifications d’allonge en vallée qu’il va falloir compenser en jouant sur la longueur de corde tout en gardant la marge de chevauchement de 5 mm ou en jouant sur les placements des câbles primaires par l’intermédiaire des étriers (yokes). Plus la gorge est profonde, plus la longueur des câbles primaires s'allonge.

  • Une fois ces réglages effectués, il faut mesurer le band de branches.

Placement du repose-flèche

  • Vu la quantité de modèles existant, il est difficile de traiter chaque cas particulier. Le placement du repose-flèche doit obéir à quelques règles de logique mécanique qui sont en relation avec la poussée et le passage de l’empennage de manière à ce que la poussée soit effectuée dans l’axe du tube et que le passage des plumes soit le moins perturbé par les pièces de réglage du repose-flèche. (Figure 52 à 54) Par rapport au plancher, la base de la flèche doit se trouver à au moins la hauteur des plumes, plus 5 mm de sécurité.

Figure 52 (agrandir)

Figure 53
  • Pour les types « Pace-setter », I’appui de la flèche étant vertical, il faut que le montage des plumes ou de l’encoche, place la plume « coq » verticale supérieure haute. (Figure 54)

Figure 54

Placement du détalonnage

  • Le placement standard du détalonnage se situe entre 6 et 9 mm de la base du repose-flèche, ce qui permet de commencer les réglages, mais il est nécessaire à ce stade de l’ajustement, de positionner le détalonnage par un test simple qui donne, compte tenu du niveau technique de l’archer de bons résultats malgré sa simplicité de mise en œuvre :

Figure 59 (agrandir)
  • Se placer entre 2 et 5 m d’une cible pas trop dure et verticale, avec un détalonnage standard, un aide vérifie I’horizontalité de la flèche pleine allonge. (Figure 59)

  • Le tir étant effectué, il suffit d’interpréter la position d’impact en cible par rapport à I’encoche : si I’encoche est vers le haut, le détalonnage est trop haut. Si l'encoche est vers le bas, le détalonnage est trop bas. On considère un bon détalonnage lorsque Ia flèche tirée à l’horizontale arrive en cible à l’horizontale. (Figure 60)

Figure 60
  • Ce système de test peut être utilisé pour régler d'une manière rapide l'écarteur de flèche à ressort ou à lamelle, en tenant compte dans ce test du plan vertical de la flèche.

  • La vision de la flèche avec une encoche dirigée vers la droIte pour un droitier, demandera un assouplissement du ressort ou de la lamelle, et une encoche dirigée vers la gauche, un durcIssement. La vision de l’encoche cachant le tube donne un bon réglage. (Figure 61)

Figure 61
  • Si, pendent ce test les déplacements pour le détalonnage ont été importants, il sera nécessaire de faire une vérification de la balance des poulies, puis refaIre à nouveau une série de tests de détalonnage.

  • Ces tests s’effectuent avec palette ou avec déclencheur mécanique suivant la technique utilisée par l’archer et sa discipline. Le placement du détalonnage en prise méditerranéenne s'effectue comme sur un arc classique, mais pour une utilisation de déclencheur mécanique ou une prise sous l'encoche, il faut faire très attention au choix des encoches pour qu'elles soient suffisamment profondes pour ne pas s'échapper de la corde en fin de tension.

  • Si deux repères d'encoche sont utilisés, il faut tenir compte de la forte inclinaison de la corde à plein allonge et écarter suffisamment les deux repères pour ne point gêner l’encoche. (Figure 62) Il existe des encoches spéciales pour pallier ce genre de problème surtout avec un montage à un repère.

Figure 62

Choix des flèches

  • La conception de I’arc compound permet, avec une réduction en traction et une restitution progressive de la puissance, d’obtenir une poussée croissante sur la flèche. Cette progression dans la poussée permet une utilisation de tubes plus légers et plus flexibles que ceux qui seraient utilisés avec un arc classique de même puissance nominale. Plus le pourcentage de réduction est important (différence entre la puissance du pic et de la vallée : Let-off), plus la poussée sera progressive (pourcentage important), plus l'arc acceptera des flèches de plus en plus souples et légères, en fonction des déterminants de la discipline pratiquée (distance, trajectoire).

  • La notion de puissances réelles et relatives est à prendre en compte pour le choix des flèches. La puissance relative est la moyenne entre la puissance au pic et la puissance en vallée : exemple, un arc de 50 livres au pic et de 25 livres en vallée (50 %) a une puissance relative de (50+25)/2=37.5 livres. A partir de cette puissance on choisit dans le tableau Easton, la flèche correspondant à l'allonge voulue pour une puissance de 37.5. Le tableau Easton nous donne des informations sur un choix possible de flèches métalliques pour le tir cible, pour la chasse, et les habitudes aidant avec I’emploi de pointes très lourdes, Ia tendance est d’utiliser des tubes plus raides d’une zone de diamètre supérieur.

  • Pour I’utilisation de flèches carbone, il suffit de suivre les graphiques de concordances avec les tubes métalliques fournis par les constructeurs ou d’utiliser la aussi le tableau Easton. Dans la discipline de tir Chasse, le poids des flèches pour certaines catégorie d'archers est limitée, ce qui pousse à l’augmentation de puissance ou à l'élimination de certains tubes réduisant ainsi le rendement optimal de l’arc.

  • Le montage des flèches suit les mêmes directives que pour les arcs classiques. Les nouveaux matériaux utIlisés pour la construction des arcs et des cordes rendent les arcs compound plus performants, la vitesse de retour des branches avec une énergie résiduelle de plus en plus faible, fait que les équilibrages de tubes doivent être ajustés pour obtenir une bonne stabilité en vol, qui se situe actuellement aux alentours de 12 à 16 % d’avancée du centre de gravité.

  • Vous trouverez aussi beaucoup d'information dans le dossier flèches de notre site.

Repère du placement du déclencheur mécanique (décocheur)

  • Ce repère, lorsque le décocheur est positionné, doit maintenir le crochetage au même niveau, et empêcher le glissement accidentel, l'arc en tension, surtout pour les décocheurs à crochet métallique. Ce repère peut se faire de la même manière que pour le détalonnage, il doit cependant tenir compte de l’angle de corde à pleine allonge afin de ne pas rentrer en contact avec la flèche. (Figure 63)

Figure 63
  • Un repère de placement peut être réalisé, avec une cordelette accrochée de part et d’autre de l’encoche, permettant ainsi d’optimiser le déclenchement en réduisant à zéro la hauteur encoche-décocheur et permettant une tirade dans I’axe de la flèche. (Figure 64)

Figure 64
  • L’ajustement des repères de déclencheur permet de limiter l’usure du tranche-fil central.

  • Le positionnement du déclencheur mécanique doit se trouver le plus près possible de I’encoche sans la toucher.

Placement de la visette

  • La visette donne un paramètre de référence de hauteur oeil-encoche-ancrage. Pour la positionner, il est nécessaire que I’ancrage soit bas sur le visage, sinon le tir aux longues distances sera problématique.

  • Pour la mettre en place il suffit de la coincer entre les brins de corde à hauteur de I’œil et de faire des placements à l’allonge pour le positionner exactement à I’endroit désiré. Une fois trouvé cet emplacement, on ligature solidement la corde au-dessus et en dessous de la visette sur laquelle on aura préalablement fait une petite encoche en regard de laquelle, sur la corde, on fera un repère à l’encre pour surveiller un éventuel déplacement. (Figure 45)

Figure 45
  • La corde pouvant rouler et faire disparaître le trou, empêchant la visée, un élastique, fixé à la branche supérieure l'oblige à rester centrée.

  • Les visettes actuelles à dioptrie, ne sont pas attachée avec un élastique, leur placement dans la corde peut être aidé à l’aide d’une épingle à tête ronde. Vous piquez la corde avec l’épingle, et en mettant l’arc sous tension, vous voyez où se trouve la tête de l’épingle, au bout de quelques tâtonnement, vous aurez votre position de visette. (Toutefois, la corde aura vraiment pris sa position qu’au bout d’une centaine de flèche).

  • La visette est nécessaire pour viser avec un viseur à dioptrie.

L'écarteur de câbles

  • Il permet un dégagement des câbles pour laisser le passage de la flèche sans que les plumes ne les touchent, tout en ayants une position qui ne perturbe pas le travail des poulies, il faut donc qu’il soit placé à la limite extrême de passage des plumes.

  • Une fois placé avec un écart moyen, il suffit de mettre du rouge à lèvres sur les plumes du côté des câbles et faire des tirs en déplaçant l’écarteur, jusqu'a ce qu’une marque apparaisse sur les câbles il suffit alors de revenir à une position juste suffisante pour qu’il n’y ait plus de marque.

  • Plus les plumes sont hautes plus l'écarteur doit être décalé ce qui accentue la torsion au niveau des poulies.

  • Il est possible de placer l’écarteur à l’aide d’une base sous celle du viseur permettant d’écarter les câbles juste à la hauteur des flèches.

Placement d'un contrôle de stabilité mécanique

  • Comme tout mécanisme, un arc compound est sujet à usure et fatigue. Pour surveiller le comportement, il suffit de tracer au même niveau sur les câbles bas deux traits de peinture ou de faire deux enroulements de fil collés. Si à un moment donné ces repères ne sont plus en face I’un de l'autre, c'est qu’un problème est survenu, un affaiblissement des câbles, une fatigue de branches, une modification de la puissance d’une des branches.

Principales mesures d'un arc à poulies

Vous trouverez aussi dans la rubrique les fiches pour y conserver vos mesures

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Date de création : 28/04/2005 11:21
Dernière modification : 31/03/2006 15:32
Catégorie : L'arc à poulies
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